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Après 40 ans de guide-animatrice bénévole de randonnées pédestres et de balades, présidente de 2 associations que j'ai créées, "Evasion Rando" et "Les Balades de Chantal", je laisse la place. La section a été "mise en sommeil" par l'association mère SAMMERON VIE LOCALE, faute de candidature au poste de responsable. Si le coeur vous en dit, vous pouvez contacter la mairie de Sammeron 77260 qui vous donnera les coordonnées du président S.V.L. Pour me joindre utilisez le CONTACT ou écrivez à : chantal.schuller@orange.fr

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371. Le Pays Briard : l'humeur du vendredi 8 novembre 2013.

LE PAYS BRIARD

L'Humeur du vendredi 8 novembre 2013

100 ans, déjà…

Dernière mise à jour : 07/11/2013 à 17:07
La guerre de 1914 aura bientôt 100 ans. À l’approche du 11 novembre, c’est évidemment l’occasion de réfléchir à ce que ce massacre général des Européens nous a apporté. Un simple petit tour à la nécropole nationale de Courgivaux, dans la Brie marnaise, au bord de la Nationale 4, nous renseigne éloquemment…Ici, devant le petit cimetière villageois, théâtre d’une rude bataille en septembre 1914, reposent 224 soldats français dont 191 en ossuaire (lire en page 3). Et sur les stèles vieillies, on peut lire les noms de chacun d’entre eux. Sur la seconde, presqu’à la fin puisque l’ordre alphabétique a remplacé toute hiérarchie, on découvre celui de Gustave Valmont.

Un nom bien oublié aujourd’hui, même si c’est celui d’un charmant poète, fauché en Brie alors qu’il était volontaire pour une mission de reconnaissance contre le “Boche” retranché dans le cimetière et la ferme de Bel Air, tout à côté… Il avait 33 ans et était à l’orée d’une carrière qui n’aurait pu être que brillante, à l’image de celle de son cher ami et condisciple du lycée Condorcet : Roger Martin du Gard…
Son nom figure aussi sur le marbre du Panthéon de Paris, avec ceux des innombrables écrivains tués lors de la “Grande Guerre”.
Il a disparu, avec tant d’autres qui auraient pu maintenir l’éclat de la France. Voilà qui explique peut-être – sans doute – notre déclin.
Alors, pour se souvenir, quelques vers d’un de ses poèmes parus en 1911, quand il croyait chanter l’amour et qu’il chantait peut-être la mort, peuvent suffire :
« Derrière nous, avec des plaintes saisissantes,
L’été vieilli pleurait ses grâces finissantes.
Un cygne au bord des eaux naviguait mollement.
Et parfois je croyais sentir, frisson charmant,
Un autre cygne blanc me frôler au passage
Quand le vent me poussait vos voiles au visage. »


Jean-Michel Rochet
Rédacteur en chef du Pays Briard
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