Dimanche 29 Décembre 2019 en matinée.
Météo du jour : température -2°, gelée blanche, soleil.
Nathalie nous avait donné rendez-vous à 9h 50 sur la Place Abel Leblanc* à Coulommiers, devant la grille du Jardin des Capucins.
Entrés dans le jardin, nous nous regroupons devant la salle "Le Valentin", lieu célèbre où très régulièrement des artistes exposent leurs oeuvres : peintres, sculpteurs, photographes...
Notre guide nous présente Abel Leblanc, généreux donateur du lieu, dont le buste se situe non loin de l'entrée du Jardin. Elle nous fait un rapide extrait de sa biographie. Afin que vous connaissiez mieux le personnage, Nathalie m'a confié les notes que vous trouverez ci-desous.
"ABEL LEBLANC, né à Coulommiers le 29 mai 1838,
Maire de Mouroux et conseiller municipal de 1884 à 1890.
Administrateur de l'hospice de Coulommiers, sa famille a fait don à cet
établissement de 4 lits,
(deux pour Coulommiers et deux pour Mouroux), ainsi qu'une maison pour
l'agrandissement de l'Hospice.¨
Aujourd'hui, c'est le Grand Hopital de l'Est Parisien.
Président de la Société du Secours Mutuels des Instituteurs de
Coulommiers pendant 20 ans.
Président d'Honneur de la Société de Secours Mutuels de Saint Simon pour
les anciens de Coulommiers.
Président des Sociétés Orphéoniques, Pompiers et Gymnastique, aux
quelles il vient en aide par ses dons.
Vice président de la Société d'Horticulture de Coulommiers.
Président de la Subdivision, Société des prisonniers libérés de
l'arrondissement de Coulommiers.
Administrateur des Chambres Syndicales de Paris.
Meunier pendant le siège de Paris en 1870 aux moulins établis à la Gare
du Nord.
Meunier à Coulommiers et à Pantin de père en fils depuis 1830, a apporté
de grandes améliorations à la mouture moderne aux Moulins de Pantin.
Etait propriétaire d'une importante scierie mécanique, chantier de bois
occupant 200 ouvriers.
A édifié à l'Exposition de 1900, Classe 96, le moulin Abel Lebanc, vieux
moulin à eau, vieux moulin à vent et un moulin avec mouture moderne qui
a fonctionné pendant l'exposition.
Le 2 décembre 1915 Abel-Leblanc meurt sans héritier. Par testament
olographe, il lègue une fortune considérable à la ville de Coulommiers,
notamment le Moulin de Pantin, des propriétés à Coulommiers, dont le
parc des Capucins et ses dépendances que la ville transformera en parc
municipal.
Le 2 avril 1924, la ville de Coulommiers, inaugurera un monument
<https://cimetierecoulommiers.pagesperso-orange.fr/Biographies/stele-abel-leblanc.htm>
situé dans le parc des Capucins dédié à Abel Leblanc, représentant le
buste de ce dernier et en médaillon ceux de son père et sa mère."
Parc des Capucins

Son histoire
Le parc des Capucins tire son nom des moines qui vivaient auprès de Catherine de Gonzague dans l’église Notre-Dame des Anges. Il doit sa création à Catherine de Gonzague qui y fit élever un majestueux château en 1613. Malgré des architectes prestigieux tels que Salomon de Brosse, Charles du Ry ou encore François Mansart, le château a été détruit 123 ans plus tard, en raison de son entretien trop onéreux. De cette époque restent aujourd’hui la cour intérieure, les douves et les deux pavillons des gardes, qui donnent un aspect romantique au lieu.
Son environnement
Considéré comme l’un des plus beaux parcs d’Ile-de-France, il est un vrai bijou botanique, grâce à des essences rares et des arbres centenaires provenant du bout du monde. On peut y admirer entre autres un séquoia géant venant des Amériques, un févier d’Amérique qui a pour particularité d’avoir ses épines poussant à même le tronc, un remarquable magnolia qui fleurit abondement dès le début du printemps, ou encore des chênes rouges caractérisés par la couleur de leur feuillage.
Joyau des espaces verts de la ville, sa surface représente 3ha dont 700 m2 de massifs fleuris.
Ce parc est entretenu avec des modes de gestion différenciés afin de préserver la biodiversité (désherbage uniquement avec des méthodes naturelles). Sur l’île un « coin nature » a été aménagé pour favoriser le développement de la biodiversité. Fauchage une fois par an pour développer la flore (fleurs sauvages), refuges et nichoirs pour préserver la faune.
La dernière action mise en place dans une démarche environnementale est la fabrication de ruches. Celles-ci sont entretenues par le service jeunesse afin de sensibiliser les plus jeunes à l’environnement.
Aujourd’hui le parc compte une faune très importante (cygnes, canards, jard…) qui se mêle à merveille avec le public, attendrissant les plus grands et amusant les plus petits.